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Trois questions à Jean-Marc Lazard, CEO de OpenDataSoft

08/01/2014

Les plateformes de données publiques créées par les collectivités colorent la France, comme le montre le dernier recensement d'OpenDataFrance (voir la carte interactive ci-dessous, qui vous permet d'accéder à des informations pour chacune de ces plateformes).  

 

Les acteurs privés aussi, comme Veolia ou encore Ouest France, mettent en oeuvre des plateformes de données pour les partager entre leurs directions internes, avec leurs partenaires ou leurs clients. Si la plupart de ces plateformes ne font que stocker des données, une logique de flux et de partage émerge, qui favorise la production de services multi-partenariaux (sur ce sujet, voir le projet de recherche-action DatAct que Chronos pilote avec l'agence Le Hub). Pour comprendre l'architecture de ces plateformes, nous sommes allés rencontrer OpenDataSoft, l'artisan de celles de la Région Ile-de-France, de SNCF, de la Ville de Paris, de Veolia ou encore de Ouest France. Evolutive, la solution que propose la start-up est conçue comme un "réseau social de la donnée", selon les termes du fondateur Jean-Marc Lazard.

 


 
En quoi vos plateformes de données se rapprochent-t-elles d'un réseau social ?
 
La solution OpenDataSoft que nous proposons vise l'agilité : nous avons mis l'accent sur l'ergonomie pour limiter la barrière technologique à l'entrée. Il s'agit d'un outil de gouvernance des données pour l'acteur qui l'a en main. L'administrateur importe les données qu'il souhaite (données statiques, en temps réel, etc.) et définit les cercles de personnes à qui il en donne l'accès. Ainsi, la plateforme peut aussi bien être utilisée pour un usage interne qu'externe.
 
Au-delà de la maîtrise de l'information communiquée par l'administrateur, la plateforme encourage le partage des données entre des acteurs concernés par des intérêts communs. Les plateformes de l'Agence de Développement Touristique des Alpes de Haute-Provence ou du Pas-de-Calais, par exemple, permettent de partager des données entre les acteurs concernés par le tourisme sur leur territoire.
 
Enfin, la solution est pensée pour créer des liens entre les plateformes. Nous avons fait le choix de privilégier une logique en réseau et non centralisée. Cela signifie que sur le plan technologique, les plateformes que nous mettons en place sont assemblables à l'image des pièces d'un puzzle.  A terme, nous pensons que la mise en relation des plateformes sera une demande récurrente de la part des acteurs publics et privés. Ainsi, on peut penser à une mise en lien des plateformes Ile-de-France et Paris par exemple.
 
Consultez l'espace video d'OpenDataSoft.
 
Quel est son modèle économique ?
 
Nous proposons une prestation à moindre coût, dans la mesure où notre solution est duplicable d'un acteur à l'autre, elle est clef en main. Notre modèle économique est basé sur l'usage ("pay as you use") : le prix que nous facturons à nos clients pour utiliser la plateforme varie selon le volume de données et le nombre d'accès demandés. Donc une plateforme peu utilisée, avec peu de demandes d'accès, ne sera pas très coûteuse qu'il s'agisse d'un accès direct aux données ou d'un accès à des APIs.
 
Nous ne nous rémunérons pas sur les bénéfices réalisés par notre client lorsqu'il propose des services lucratifs à partir de cette plateforme. Aujourd'hui, sur la vingtaine de clients qui constituent notre portefeuille, Ouest France est le seul à monétiser l'accès aux données via la plateforme data.infolocale.fr. Cette boutique de contenus recense de nombreuses informations locales (600.000 annonces d'événements par an, saisis par 80.000 organismes, dont 60.000 associations).
 
Quel est le lien entre la solution OpenDataSoft et la création de services ?
 
Actuellement, nous observons trois principaux usages : le premier consiste à partager des données entre des acteurs (cercle restreint ou tout public), le deuxième à lier les sites Internet et applications à la plateforme pour une actualisation simplifiée des données, la troisième à créer des outils d'aide à la décision (gestion de flux, supervision, etc.).
 
La plateforme en elle-même propose déjà quelques applications, notamment liées à la visualisation de données. L'autre service intégré consiste à transformer la donnée en APIs. Au-delà, la plateforme permet aux acteurs de développer des services à l'attention de leurs partenaires ou de leurs clients, et de trouver les modalités de partage et/ou de monétisation. C'est le cas par exemple avec le  Hackathon de la Région Ile de France qui portait sur les données du SDRIF (Schéma Directeur Régional Ile-de-France). Le projet SIMdrif* imaginé par une équipe lors de cet Hackathon est celui qui m'a le plus marqué de tous les services qui ont déjà été proposés à partir de nos solutions.
 
* "SIM sdrif est une application web qui plonge l'utilisateur dans un outil manipulable pour faire ses propres expériences. Exemple à Roissy : sur la logique du jeu SIM city, l'utilisateur peut implanter un quartier de maisons collectives, mais s'il le fait autour de l'aéroport, l'outil l'informe de la problématique "ce n'est pas possible car on se situe dans la zone de bruit de l'aéroport" ou ailleurs, l'outil lui signalera que 'la zone est déjà dense en terme d'urbanisation"."

 

 

Julie Rieg, Groupe Chronos

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